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Madagascar : Plantes médicinales 9 avril, 2008

Posté par rahelys dans : A lire,A visiter,Développement,Identité malgache,Santé - Environnement,Santé - Recherches , trackback

Madagascar : Plantes médicinales rares face au biopiratage etc…Extrait In Figaro Magazine, 05/04/2008A visiter lien ci-après 

http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2008/04/05/01006-20080405ARTFIG00473-chasseurs-de-senteurs-sauveurs-de-fleurs.php

« …En véritable pionnier de la nature, Olivier Behra vient d’identifier 134 plantes médicinales. Parmi celles qui sont susceptibles d’ouvrir de nouvelles perspectives, citons la poudre de katrafay, que les femmes malgaches et comoriennes utilisent dans la cosmétique rituelle. Des Japonais ont tenté de déposer un brevet pour s’approprier l’exploitation de cette écorce. S’agissant d’un produit dont l’usage est traditionnel, le brevet n’a pu être validé. Cette fois-ci, le patrimoine malgache a évité le biopiratage. Jusqu’à quand ?

C’est au coeur de la forêt primaire que la communauté villageoise distille du gingembre papillon, récolte de la maniguette fine (une épice utilisée au XVIIe siècle) et s’apprête à replanter 70 000 arbres. Enfin, au nord de Majunga, autour du village perdu de Tsianinkira, Olivier Behra vient de lancer la distillation du saro, une plante endémique aux vertus antibactériennes. Précisons qu’un alambic coûte 3 000 euros et qu’il représente une activité génératrice de revenus pour 50 personnes, soit 15 familles environ. Une manne pour la région.

Barbara Mathevon est un autre membre actif de l’ONG L’Homme et l’environnement. C’est à Vohibola, sur une pirogue chargée de 144 cocotiers, 30 corossoliers et 400 boutures d’ananas Victoria, qu’émerge sa gracieuse silhouette. Elle achève la traversée épique du canal des Pangalanes. Six heures de navigation depuis Tamatave. Cette environnementaliste de 29 ans gère depuis 2005 le reboisement et la production d’huiles essentielles sur la réserve de Vohibola, le second programme de l’ONG.

 

 L’ultime forêt littorale de 700 hectares menace de disparaître sous la poussée dévastatrice des trafiquants de bois. Depuis le village d’Andranokoditra (350 habitants), Barbara Mathevon arpente la forêt. Elle inspecte les plantes agrestes, se faufile dans des canaux étriqués bordés d’oreilles d’éléphant et de pandanus.

Ici, les pêcheurs sont aussi collecteurs, distillateurs de niaouli, et producteurs de Calophyllum, une huile cicatrisante, antidiabétique, que les Américains utilisent en trithérapie. Pour cette jeune femme, les plantes représentent des réserves moléculaires d’une valeur inestimable pour l’humanité. C’est pour cela qu’elle se bat contre la déforestation,  » l’une des plus alarmantes dans le monde tropical « , et les feux de brousse qui menacent de disparition l’Aloe vaombe. Cette plante – stimulant immunitaire efficace contre le sida et l’hépatite – ne se développe que dans cette région du monde. Idem pour le ravintsara ou la fameuse pervenche, utilisée contre la leucémie et le cancer, et dont l’avenir reste fragile. »

Commentaires»

  1. Manao ahoana tompoko, inona avy no singa ao anatin(ny katrafay sy vainamalona ka mahatonga azy ho aphrodiasiques sy fotifiant

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