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« Encore faut-il voir le partage de responsabilité de la misère qui sévit sur 80% de la population malagasy » 3 décembre, 2008

Posté par rahelys dans : A méditer,Enfance - Jeunesse,Prostitution,Protection famille,Santé publique,Sida,Solidarité , ajouter un commentaire

dit Mahazoasy Roger – Président de la Délégation Spéciale de la Commune Urbaine de Nosy-Be.
Réponse à  « Emission “Enquête et Révélations” - TF1 – mardi 9 décembre 2008 à 22:40

sur le TOURISME SEXUEL FRANCAIS A MADAGASCAR »

*****

Il dit:

En tant que premier Responsable de la Commune Urbaine de Nosy-Be, je me dois de dire ce que je pense sur cet article.

(Voir article

LE TOURISME SEXUEL FRANÇAIS A MADAGASCAR
Emission “Enquête et Révélations” - TF1 – mardi 9 décembre 2008 à 22:40)

 

Dans toutes les destinations touristiques du monde, des effets de l’attrait d’argent facile existent. Je figure parmi des personnes qui luttent contre ce fléau, comme la pédophilie, le VIH/Sida, l’exploitation sexuelles des mineurs depuis plusieurs années.

Fermer les yeux, non!  Non et encore Non!
Nous menons des actions depuis plusieurs années avec les Réseaux de protection de l’enfance, le Gouvernement, les Organismes internationaux comme l’UNICEF, le BIT, le Projet PIC, le CRS, le SE/CNLS, l’OMS, l’ONUSIDA et tant d’autres pour apporter des remèdes drastiques et pragmatiques pour lutter contre ces fléaux qui minent la vie des familles. Aussi préciser que ce sont des français, je pense que c’est trop de dire que cette nationalité. L’Etat a engagé des mesures draconiennes pour l’insécurité et surtout le contrôle des touristes et résidents pour assoir un climat sain et serein pour tout le monde.

Il est facile de critiquer les autorités et élus. Encore faut-il voir le partage de responsabilité de la misère qui sévit sur 80% de la population malagasy. 48 ans, que ce Pays a eu son Indépendance, qu’avons-nous fait tous? les Pays amis qui ont été là pour corriger les erreurs débutants, les Responsables étatiques et élus. On agît et vraiment, avec amour de notre Patrie et la future génération. Il faudrait apporter des solutions durables et pragmatiques mais ne plus critiquer pour détruire une destination qui monte et Dieu sait ce que font les acteurs (opérateurs, population, état, commune, projets/programmes) pour celà. Proposez-nous des solutions pérennes, ceux qui n’ont pas ce problème.
Nous avons une loi assez dure sur le tourisme sexuel. Apportez vos contribution car nous vivons sur la même planète Terre. Nos problèmes sont les vôtre.

Agissons ensemble.

Merci de la diffusion.

Mahazoasy Roger – Président de la Délégation Spéciale de la Commune Urbaine de Nosy-Be.
Veloma

 

LE SIDA TUE ! PROTEGEONS-NOUS et PARLEZ-EN A VOS ENFANTS ! Attention aux touristes ! 1 décembre, 2008

Posté par rahelys dans : A méditer,Culture,Enfance - Jeunesse,Journée Internationale,Mondialisation,Prostitution,Protection famille,Santé - Environnement,Santé publique,Sida,Solidarité,vie quotidienne , ajouter un commentaire

SIDA, épidémie d’envergure mondiale, n’est pas encore guérissable.

PROTEGEONS NOS ENFANTS !
LES PREVENIR DES GRANDES PERSONNES QUI CROIENT POUVOIR TOUT ACHETER !

LEUR APPRENDRE A DIRE « NON » car  La vie est précieuse – Le sida s’attrape à tout âge !

http://www.dailymotion.com/video/kb5X6wOLM3lPNY5B1D
LE SIDA TUE !
http://www.dailymotion.com/video/k5JabYalzkxl5upA4z

Message du Dr Piot à l’occasion de la Journée mondiale SIDA
http://www.dailymotion.com/video/k45yaO3k6421qfR8c7

 

LE TOURISME SEXUEL FRANÇAIS A MADAGASCAR
Emission “Enquête et Révélations” - TF1 – mardi 9 décembre 2008 à 22:40

Résumé
Côté pile, une île paradisiaque, qui accueille chaque année 400.000 touristes, dont une majorité de Français, amoureux de plongée et de nature sauvage. Côté face, un pays rongé par la misère, Madagascar est devenu un haut lieu du tourisme sexuel.

« Enquêtes et révélations » démontre comment, à Nosy Be, un îlot de rêve situé au nord de Madagascar, des milliers de touristes français débarquent chaque année dans l’unique but de profiter de jeunes filles, qui n’hésitent pas à se prostituer pour quelques euros. Comment une telle situation est-elle possible, au vu et au su des autorités ? Seraient-elles tentées de fermer les yeux devant cette manne financière ?
L’équipe a recueilli le témoignage exceptionnel de ces touristes pervers et de ces jeunes filles, poussées dans leurs bras par la misère. Touristes français sans scrupules, loi du silence des autorités locales, complicité de l’industrie touristique : Enquêtes et Révélations dénonce le scandale du tourisme sexuel français à Madagascar
http://www.dailymotion.com/video/k68nnbIww8iQielz0b

03 JUIN JOURNEE MONDIALE POUR UN TOURISME RESPONSABLE 30 mai, 2008

Posté par rahelys dans : Culture,Enfance - Jeunesse,Femme,Identité malgache,Mada au quotidien,Prostitution,Protection famille,Santé - Environnement,Solidarité,vie quotidienne , 3 commentaires

MADAGASCAR : Lutte contre TOURISME SEXUEL : Attention SIDA

 

 En signe de sa participation à la journée mondiale pour un tourisme responsable, HELI’S MADAGASCAR vous présente ce recueil de documents pour un bref aperçu de la situation actuelle à Madagascar.

Voir nos participations précédentes sur « Toursime sexuel – SIDA  » chez HELI’S MADAGASCAR et HELI’S KIDS

 

http://www.helis-madagascar.info

http://pageperso.aol.fr/mahagagamada/tourisme_sexuel.html


 http://www.dailymotion.com/video/x4a1qj

 

Rasta President en visite officielle à Madagascar. Il livre une campagne de prévention VIH (SIDA)

1 – Mœurs : Une nouvelle loi …Le travail des enfants pas encore mentionné !

Tourisme sexuel : un fléau international car à Antananarivo, rencontre du 23 et 24 avril 2008 financé par le département de la Justice et le département d’état américain. (Voir détails ci-après)

In LEXPRESS MADA Le directeur de la réforme législative parle de la nouvelle loi sur le tourisme sexuel.

- Où en est Madagascar sur la lutte contre la traite d’enfants ? Madagascar dispose actuellement d’une nouvelle loi modifiant le code pénal sur la répression de la traite d’enfants et le tourisme sexuel. Elle a été publiée dans le Journal officiel en mars. Nous nous trouvons à la phase de large diffusion. C’est un des grands pas permettant à Madagascar de sortir de la liste noire.

 

- Qu’apportera-elle en matière de protection des enfants ?

Dorénavant, toute personne exploitant les enfants et faisant la promotion du tourisme sexuel sera punie. La loi concerne uniquement les moeurs, car le travail des enfants n’y est pas encore mentionné.

 

- De quelle manière les délits seront-ils constatés ?

Les victimes ou leurs proches doivent d’abord déposer une plainte auprès des autorités pour signaler le cas. Même les enfants victimes peuvent et sont encouragés à porter plainte. Nous sommes sur le point d’actualiser les stratégies pour vulgariser les dispositions de cette loi. C’est d’ailleurs l’objectif de la formation qui s’est tenue récemment à l’hôtel Colbert.

 

- Les dispositions prévues par la loi seront-elles efficaces dans la lutte contre la traite d’enfants ?

Nous misons sur cette loi qui sera un grand outil dissuasif. Elle accentuera les efforts contre toute forme de traite d’enfants et de tourisme sexuel. Elle accompagnera le programme de lutte contre toutes les formes de traite des enfants et leur exploitation sexuelle à des fins commerciales…- In LEXPRESS MADA
 

***

2 – Destination MADAGASCAR : NE PLUS ASSOCIER AU TOURISME SEXUEL

Des hôteliers de la province de Mahajanga, ont décidé de lancer un programme de lutte et se regroupent dans une association pour lutter efficacement contre le problème du tourisme sexuel et a mis sur pied une politique de sensibilisation.
 

Nous avons pu joindre par téléphone, Razandry Mitoa Florent, sécretaire général de l’Association des Hôteliers de la ville de Mahajanga pour une mini-interview télephonique dont nous vous livrons aujourd’hui.

Madagascar Tribune : L’Association des Hôteliers de la ville de Mahajanga vient de lancer un programme de lutte contre le tourisme sexuel, en quoi consiste-t-il ?
* Razandry Mitoa Florent : Le programme concerne surtout la sensibilisation de tous les acteurs touristiques (hôteliers, restaurateurs, transporteurs, autorités locales …) et par extension les communautés villageoises pour la prévention de ce fléau.

Quels sont vos moyens de lutte contre le problème ?
* En premier lieu, des descentes effectuées par des membres de l’association dans les sites touristiques. Surtout dans les zones dites  » rouges « . Ce qui permet de sensibiliser les acteurs par des formations et nous informons sur les dangers et les lois en vigueur, en distribuant des affiches, des autocollants, des préservatifs…

En second lieu, par des partenariats avec les ONG œuvrant dans la lutte contre ce fléau. En outre, notre association travaille avec des organismes internationaux tels que l’Onusida, le Bit-Ipec et l’Unicef. Des supports de sensibilisation adaptés sont prévus : dépliants, brochures, tee-shirts, projection de films produits localement.

Quelle est la législation en vigueur concernant le tourisme sexuel chez nous ?
* Concernant le tourisme sexuel proprement dit, il n’existe pas de textes ou ceux-ci restent flous, mais la loi (code pénal) condamne le proxénétisme, la pédophilie et surtout l’exploitation sexuelle des enfants qui est sévèrement punie par la loi. On peut mentionner aussi les conventions pour les droits des enfants dont Madagascar est signataire.

Peut-on parler de tourisme sexuel  » organisé  » à Madagascar ? Des réseaux ont-ils été mis à jour ?
* Oui et non, en naviguant sur Internet on peut dénicher des sites mentionnant l’existence de ce(s) réseau(x) mais jusqu’à ce jour on n’arrive pas à avoir des preuves tangibles sur le terrain.

Y-a-t-il des chiffres concernant le tourisme sexuel sur l’île et surtout à Mahajanga ? Si votre association décide réellement d’affronter le problème c’est qu’il doit être assez important.
* Les chiffres officiels n’existent pas encore mais, d’après les bruits qui courent, cette menace est devenue une réalité. Donc, pour entraver sa croissance, on doit agir tout de suite et montrer aux touristes que la destination Madagascar est une destination saine. Une étude sur l’exploitation sexuelle des enfants a été menée par l’Unicef et le Bit-Ipec mais les chiffres ne sont pas encore publiés.

Où se concentre le tourisme sexuel à Mahajanga ?
* D’après les informations reçues auprès de nos représentants, c’est surtout sur les sites balnéaires que l’on rencontre les fanatiques de cette pratique, mais aussi dans d’autres régions où la pratique est favorisée par les rites, les coutumes et la pauvreté.

Le tourisme sexuel à Madagascar concernerait les Occidentaux mais aussi des ressortissants de pays plus proches comme La Réunion et même des nationaux. Est-ce exact ?
* Comme partout dans le monde, ce sont les étrangers qui sont les plus visibles et ce sont eux les organisateurs du tourisme sexuel via les sites Internet.

Certains évoquent des voyages sexuels organisés depuis l’Europe vers Madagascar, êtes-vous au courant ?
* C’est toujours d’après les rumeurs que nous avons pris connaissance de cela. Nous n’avons toujours pas de preuves irréfutables, mais notre association travaille étroitement avec les ministères de la Tourisme et de la Justice, de la Sécurité publique, nous collaborons pour aboutir à un résultat.

Jusqu’à présent, Madagascar a-t-il lutté efficacement contre le tourisme sexuel ?
* L’île a déjà lutté contre ce fléau, mais dans une ampleur moindre qu’aujourd’hui. Dans la phase actuelle de relance du tourisme, cette lutte a été amplifiée et mieux structurée. La phase d’élaboration du plan national avec d’autres associations des autres régions figure en bonne place dans nos actions futures. Madagascar Tribune, GazetyNety

http://gazety.malagasy.org/article.php3?id_article=2176


***

3 – PROSTITUTIONS et PROSTITUTIONS dont celle des enfants !

« Je ne peux pas emmener ma famille en vacances à … pour cause des scènes des jeunes filles mineures qui s’adonnent si facilement aux touristes », a fait remarquer un touriste malgache en visite dans le Nord de Madagascar.

« Je connais un de nos clients qui aime ces genres de choses. Mais je n’ose pas le déclarer publiquement car il a le bras long et en plus j’ai peur de perdre mon boulot ou de me faire tuer », selon un guide touristique.Ce sont des exemples concrets énoncés par la Plate-forme de la Société Civile pour l’Enfance mercredi matin à Antananarivo lors d’une conférence-débat avec les journalistes. Selon cette plate-forme d’ONG, « la démocratisation des voyages favorise l’augmentation de la demande des touristes sexuels. Et le développement du tourisme dans un pays en voie de développement, comme à Madagascar, entraîne quasi inéluctablement une augmentation de la prostitution enfantine ».  

A un responsable d’une des ONG membre de cette plate-forme, Groupe Développement, d’ajouter que des pratiques mafieuses existent dans le milieu.
« On a voulu intervenir dans certaines régions mais on n’ose pas s’aventurer toute seule sans l’appui des autorités. Il y a des mafias », selon Michaëla Ranaivo Nirina, chargé du projet TSIE (Tourisme sexuel impliquant les enfants) au sein de Groupe Développement.

 

Ces ONGs constatent, après une étude réalisée en 2001 et 2002, que la pauvreté est la principale raison la plus évoquée par la société et qui pousse les jeunes à faire ce genre de travail abominable. Mais d’autres raisons en sont aussi avancées: la discrimination du genre, l’instabilité familiale. Sans compter bien sûr l’implication des parents qui poussent même leurs progénitures à donner leurs corps en échange de quelques sommes d’argent ou autres donations. Ainsi que la non application de la loi et la quête du mariage avec un étranger qui est devenue la préoccupation principale des jeunes filles dans les régions touristiques. – Solofo Andrianjakarivelo © DTS
http://www.moov.mg/

http://www.dailymotion.com/video/x2h6cb

Faut protéger les enfants ! Exemple d’Initiative des mamans au Maroc !

4 – TYPES DE TOURISTES SEXUELS
En ce qui concerne les abuseurs, ces ONGs révèlent qu’il y a 3 types:

- les touristes sexuels qui vont passer à l’acte dans une situation spécifique. Des touristes sexuels occasionnels qui n’ont pas vraiment de préférences sexuelles pour les enfants et qui n’organisent pas leur déplacement dans l’intention d’abuser d’un enfant. 33% d’entre eux ont entre 40 et 50 ans. Ils viennent des pays occidentaux, mais aussi du Japon, de la Corée, de l’île Maurice, de la Réunion, de l’Inde ou du Pakistan.

Ils sont issus de toutes les classes sociales et nombreux sont mariés et pères de famille.
 

- les touristes ayant une déviance sexuelle, telle la pédophilie. Exploiter sexuellement des enfants constitue le but de leur voyage.

- les pédophiles pervers qui éprouvent un plaisir sexuel à infliger des souffrances à leur victime. Ils adoptent des comportements violents et les enfants ne peuvent opposer aucune résistance.On entend ici par « touriste », les voyageurs internationaux et nationaux.

« Les touristes étrangers sont en proportion beaucoup moins nombreux que les locaux à abuser d’enfants », a ajouté Michaëla Ranaivo Nirina de Groupe Développement qui lance un plaidoyer à l’Etat de s’engager davantage dans la lutte contre le tourisme sexuel sur les enfants.

« A Madagascar, la prostitution des enfants, le tourisme sexuel impliquant des enfants, la relation sexuelle précoce, l’inceste, la pédophilie, la vente d’enfants notamment à des fins d’exploitation sexuelles ne constituent pas encore des infractions autonomes », peut-on lire dans un communiqué publié par la Plate-forme de la Société Civile pour l’Enfance.

Alors que d’une façon générale, les actes de comportement liés à l’exploitation sexuelle sont qualifiés d’infractions pénales. La peine encourue dépendra de l’âge et de la vulnérabilité de la victime ainsi que de la position d’autorité de l’auteur de la maltraitance.

Dans certains cas, la peine sera aggravée si la victime a moins de 15 ans et /ou si l’auteur et la mère, le père ou tout autre représentant légal de l’enfant.

Pour le moment, les actions entreprises par ces Ongs se limitent à la création d’un centre d’accueil pour les jeunes filles victimes de prostitution, de partenariat avec les opérateurs touristiques, de la mise en place de charte éthique avec les hôteliers, d’un programme d’autoprotection dans les écoles et de la sensibilisation des parents.  

Dans le monde, d’après l’UNICEF, près de trois millions d’enfants sont chaque année victimes d’exploitation sexuelle dans un cadre commercial.

Solofo Andrianjakarivelo © DTS
http://www.moov.mg/
 

***

5 – PAS CONDAMNER , NI EXCUSER mais ESSAYER DE COMPRENDRE

On lira avec attention l’encadré de l’auteur du guide Madagascar, Olivier Cirendini, justement intitulé « Où commence le tourisme sexuel » et qui a le mérite de rappeler quelques évidences…«  Madagascar a toutes les mauvaises cartes pour faire partie des destinations de tourisme sexuel: une population jeune, des difficultés économiques, une forte différence de pouvoir d’achat entre la population locale et les visiteurs étrangers.

De fait, vous ne manquerez pas de voir le spectacle devenu banal de Vazaha (étrangers blancs) vivant des aventures, qui semblent bien éloignées d’une histoire d’amour (il n’est qu’à voir l’air ennuyé des jeunes filles au restaurant), avec des Malgaches bien plus jeunes qu’eux.

Affligeant lorsqu’il s’agit de filles majeures ou de prostituées professionnelles, intolérable dans le cas des mineur(e)s, ce phénomène appelle à une certaine vigilance de la part de tous.
Nombreux sont ceux qui, parfaitement corrects dans leur pays d’origine, SE « LAISSENT » TENTER SUR PLACE. Plusieurs raisons à cela :

D’une part, le voyage désinhibe (il est toujours plus facile de se livrer dans un pays étranger à des agissements que l’on n’oserait avoir chez soi).

D’autre part, la proposition ne s’apparente pas toujours à l’image classique de la prostitution. Le plus souvent, en effet, les étrangers ne se voient pas proposer un rapport sexuel contre quelques milliers d’ariarys. Au lieu de cela, une jeune fille vous aborde, vous « sympathisez », elle vous accompagne quelques jours dans votre voyage au cours desquels vous ne manquez pas d’avoir des relations sexuelles puis, à l’heure de vous séparer, vous lui faites un petit cadeau…

Si la manière est différente, et idéale pour mettre à l’aise le visiteur, la frontière qui sépare cette pratique du tourisme sexuel est bien mince.
RAPPELONS DEUX EVIDENCES

- La première est qu’il n’y a pas davantage de liberté sexuelle à Madagascar qu’ailleurs –soyez certain que les filles malgaches ne se comportent pas de cette façon avec les garçons malgaches– mais simplement plus de « facilité » sexuelle pour qui a de l’argent. En d’autres termes, naïfs ceux qui refusent de voir qu’un quinquagénaire ventripotent n’a pas plus de raison de créer une émeute auprès de jeunes filles quand il pénètre dans une discothèque à Tana que sur la Croisette, à moins d’avoir un portefeuille bien rempli.

- La seconde est bien sûr que la motivation première et unique du comportement des jeunes Malgaches envers les Vazaha est économique. Comme le rappelle l’écrivain Dany Laferrière au sujet d’Haïti (La Chair du Maître, Le Serpent à plumes) : le sexe, dans un pays pauvre, est souvent une monnaie d’échange.
Ces quelques points de repère devraient, nous l’espérons, calmer les ardeurs de certains voyageurs égarés par leur naïveté dans la voie de ce tourisme sexuel qui ne veut pas dire son nom.

Pour les autres, rappelons que l’État malgache a renforcé sa législation concernant, notamment, LA LUTTE CONTRE LA PEDOPHILIE

Selon les termes de ce texte :

- les outrages publics à la pudeur commis en présence d’un mineur sont passibles de 1 à 3 ans de prison et de 760 à plus de 3 000€ d’amende

- les attentats à la pudeur commis sur un garçon ou une fille de moins de 14 ans, de 5 à 10 ans d’emprisonnement et d’une amende de 1 500& à 7 600 €

- les rapports homosexuels avec un mineur de moins de 21 ans, de 2 à 5 ans de prison et de 1 500 à 15 000 € d’amende. De plus, plusieurs Français ont été arrêtés ces dernières années à Madagascar dans le cadre d’affaires de tourisme sexuel.

LES REGLEMENTATIONS INTERNATIONALES font également autorité

- depuis 1996, les atteintes sexuelles sans violence commises sur un mineur de moins de 15 ans et qui s’accompagnent d’une rémunération sont punies de 10 ans de prison et de plus de 150 000 € d’amende.

- Une loi française de 1994 permet par ailleurs de juger en France un Français ayant commis un abus sexuel sur un enfant à l’étranger. Ainsi, des touristes ont été condamnés en France à des peines allant jusqu’à 15 ans de prison pour des faits commis en Asie.

Dans les faits, quelques signes encourageants sont apparus sur la Grande Île depuis quelques années, notamment une vaste campagne d’information et de lutte contre le tourisme sexuel impliquant des mineurs.

L’ECPAT (End Child Prostitution and Trafficking, tél. en France 01 49 34 83 13 ; www.ecpat-france.org) s’est donné pour mission de lutter contre le tourisme sexuel impliquant des enfants dans le monde. » Admvbb (06/04/05)

In http://www.lonelyplanet.fr/forum/thread.php?postid=138155

A VISITER

Le Collectif  » Ensemble contre la traite des êtres humains  »

http://www.contrelatraite.org/rubrique.php3?id_rubrique=22

Objectif

lutte doit permettre de protéger les droits des victimes et favoriser l’adoption de mesures destinées à sanctionner les trafiquants.

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